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Conditions confondues avec la maladie de Parkinson

 

 
Tremblement essentiel

Dans l'imaginaire populaire, c'est le tremblement qui est le plus souvent synonyme de maladie de Parkinson. De plus, cette maladie est régulièrement confondue avec le tremblement essentiel, une maladie habituellement d'origine familiale, qui se manifeste, à l'opposé de la maladie de Parkinson, uniquement par un tremblement. La personne n'est alors aucunement affectée par la lenteur et la rigidité caractéristiques de la maladie de Parkinson.

La différence fondamentale entre ces deux états, la maladie de Parkinson et le tremblement essentiel, réside dans le type de tremblement. Dans le premier cas, le tremblement se manifeste le plus souvent au repos et disparaît lorsque le sujet tente de faire une action. Dans le second, il est surtout présent lors de l'exécution d'une action, comme tenir une tasse. Malgré cette distinction théorique, différencier le tremblement essentiel du tremblement de repos associé à la maladie de Parkinson dans la pratique peut être complexe et demeure quelquefois une tâche difficile à réaliser.

Les syndromes parkinsoniens

Les syndromes parkinsoniens réfèrent à un ensemble de maladies qui présentent des symptômes associés à la MP, comme la lenteur, le tremblement, la raideur et les troubles d'équilibre, mais qui sont aussi accompagnés de symptômes additionnels, familièrement désignés comme des " Parkinson plus ".



Voici la liste des différentes maladies qui peuvent être confondues avec la MP : paralysie supra-nucléaire, atrophie multisystémique, dégénérescence striato-nigrique, atrophie olivo-ponto-cérébelleuse, syndrome de Shy Drager, dégénérescence cortico-basale, maladie à corps de Lewy

Il peut être très difficile pour le neurologue de faire un diagnostic précis en début de maladie. Les différences entre la maladie de Parkinson et un syndrome parkinsonien sont subtiles. Ainsi, la présence de symptômes non typiques de la maladie de Parkinson, comme une atteinte de la vision, des chutes précoces, des atteintes cognitives importantes, et la découverte de signes atypiques à l'examen clinique feront penser à un syndrome parkinsonien. 


Un diagnostic de syndrome parkinsonien est souvent confirmé lors d'un traitement à la lévodopa parce que, dans ce cas, il y a très peu ou pas du tout de réponse à ce traitement pharmacologique. Les syndromes parkinsoniens ont souvent une évolution plus rapide que la maladie de Parkinson et, malheureusement, peu d'interventions thérapeutiques s'avèrent efficaces pour soulager la personne qui en est affectée.
Autres situations qui prêtent à confusion

D'une part, certaines médications peuvent provoquer des troubles du mouvement et entraîner des symptômes en tout point identiques à ceux de la maladie de Parkinson. Mentionnons, entre autres, les médicaments utilisés dans le traitement des psychoses tels l'halopéridol (Haldol® )et le chlorhydrate de chlorpromazine (Largactil®) ou encore ceux prescrits pour combattre la nausée, comme le métoclopramide (Maxeran®)et le prochlorpérazine (Stémétil®). D'autre part, de nombreux petits accidents vasculaires cérébraux sont également une cause fréquente de parkinsonisme. Un examen scanographique permettra alors de confirmer les causes et le diagnostic.