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Comme la maladie de Parkinson est causée par
une perte progressive des neurones dopaminergiques impliqués dans
la maîtrise des mouvements volontaires, les gens consultent en général
pour des problèmes moteurs. La première cause de consultation médicale
est souvent un tremblement observé au repos. Parmi les autres raisons
les plus communes, on rapporte une perte de dextérité fine
ou de la micrographie (écriture qui devient de plus en plus petite).
Plus rarement, verra-t-on quelqu'un consulter à la suite d'un changement
de posture ou encore pour un trouble de la marche. Il arrive aussi que
certaines personnes éprouvent une douleur, le plus souvent au bras,
en début de maladie. Enfin, la dépression, la fatigue et
les modifications de la personnalité sont des signes pouvant à
l'occasion précéder les difficultés motrices.
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On estime que les patients consultent une ou deux années après l'apparition de leurs premiers symptômes. Selon les difficultés occasionnées par la maladie, le médecin décidera de prescrire ou non un médicament lors du diagnostic. Tous les spécialistes ne s'entendent pas sur le choix du traitement et le moment approprié pour le commencer. Une chose est cependant assurée, c'est que, dans la plupart des cas, le patient constate une diminution très importante de l'intensité des symptômes à la suite des premiers traitements, et ce, pour quelques années : c'est ce qu'on appelle familièrement la période de " lune de miel ".
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L'évolution de la maladie dans le temps est très
difficile à prédire. Certaines personnes atteintes de la
maladie de Parkinson voient la progression de leurs symptômes s'étaler
sur plusieurs décennies tandis que d'autres verront leur état
se détériorer plus rapidement. Le tableau 1, ci-après,
résume l'évolution typique de la maladie de Parkinson chez
un sujet qui est non traité. Elle fournit un " portrait " très
simplifié de l'évolution typique : la maladie commence d'un
seul côté, puis elle atteint les deux côtés
et, éventuellement, des problèmes d'équilibre apparaissent.
Cependant, les traitements de la médecine moderne (médicaments
ou chirurgies) font en sorte que peu de personnes atteignent aujourd'hui
le stade 5.
| STADE 1 |
Les symptômes sont unilatéraux et comprennent
au moins deux des trois symptômes suivants : tremblement de
repos, raideur et akinésie. |
| STADE 2 |
Les symptômes commencent à devenir bilatéraux
et peuvent alors inclure des problèmes d'élocution,
une posture déformée et des difficultés à
marcher. |
| STADE 3 |
Les symptômes bilatéraux s'aggravent et
des problèmes d'équilibre peuvent apparaître.
L'autonomie de la personne n'est généralement pas affectée. |
| STADE 4 |
L'invalidité est présente, mais l'autonomie
de la personne n'est généralement pas affectée.
La bradykinésie est plus prononcée de même que
les fluctuations, si elles sont présentes. |
| STADE 5 |
La personne est confinée à un fauteuil
roulant ou doit rester alitée. |
Tableau 1 : L'évolution « typique » de la MP
Échelle de Hoenh et Yahr (1967)
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